Nous contacter

Prendre rendez-vous

avec nos spécialistes

 

 01 40 79 40 36 

 

secretariat

@chirurgiedusport.com

 

 SOS GENOU  

 

Chirurgie du Sport

36 bd St Marcel

75005 PARIS

Clinique du sport Paris 

Métro : Saint Marcel

Parking 6 rue de l'essai


sur

Les fiches de chirurgiedusport :

HONCode

Ce site respecte les principes de la charte HONcode de HON Ce site respecte les principes de la charte HONcode.
Site certifié en partenariat avec la Haute Autorité de Santé (HAS).
Vérifiez ici

QRCode

Vidéo Youtube

Sport et prothèse (prothèse totale de hanche PTH et de genou PTG)

Imprimer l'article

Introduction

En 2007, l'âge moyen et l'espérance de vie de la population française augmentent mais également la prévalence des arthroses de hanche et de genou.
Environ 100 000 prothèses totales de hanche et 50 000 prothèses totales de genou
sont posées chaque année.
Bien que l'âge moyen de la population française porteuse d'une prothèse totale de hanche soit de 65 ans, de plus en plus de sujets jeunes et actifs sont candidats à une arthroplastie.
Ces patients sont exigeants sur les performances fonctionnelles de leur prothèse car souvent actifs et sportifs.
Actuellement, l'espérance de vie d'une prothèse totale de hanche est supérieure à 20 ans (dans 90% des cas) et supérieure à 15 ans pour une prothèse totale de genou, mais peut-on assurer une durée de vie aux prothèses aussi longue à un patient qui prétend avoir une activité physique intense et sans limitation.
A ce jour, aucune étude française n’a été publiée sur ce sujet, nous avons donc été amenés à revoir la littérature internationale ; qui s'est principalement intéressée à la prothèse totale de hanche et la prothèse totale de genou.
 

SPORT ET PROTHESE :

En 1960, les premières prothèses totales de hanche implantées chez des patients par CHARNLEY, avaient comme objectif principal de traiter la douleur.
Aujourd'hui, cette intervention a comme objectif, d'améliorer la fonction de l'articulation par le traitement de la douleur, de la raideur, de l'instabilité, de la boiterie, permettant de reprendre une activité quotidienne normale mais également une activité physique et sportive.
Selon les recommandations de l'« American Association of Sports Medecine » (7,11,12) une activité physique et sportive est souhaitable et bénéfique pour le système cardio-vasculaire ainsi que pour l'appareil locomoteur des patients. Par semaine, il faut pratiquer au minimum 3 fois 20 minutes d'activité physique. Ceci entraîne une amélioration sur le bien être général avec également un bénéfice physiologique prouvé sur le diabète, l’hypertension artérielle, l'obésité,la pathologie coronarienne, l'ostéoporose, et également des bénéfices psychologiques sur l'anxiété ou la dépression.
On doit donc favoriser l'activité sportive d'un patient porteur d'une prothèse, mais peut-on autoriser tous les sports ?
La plupart des articles de la littérature déconseillent habituellement "les sports à haut niveau d'impact ainsi que les sports de compétitions "afin d’éviter l'augmentation des pics de contrainte et les risques de descellement des prothèses. Néanmoins, il n'y a pas d'étude scientifique qui permet de confirmer cette réserve, et habituellement l'autorisation de pratiquer un sport repose souvent sur la connaissance et l'expérience personnelle du praticien (chirurgiens, rhumatologues, médecins du sport ….).
Après mise en place d'une prothèse, la maîtrise du geste sportif et une bonne pratique de l'activité sportive antérieurement pratiquée doivent permettre une reprise sans limitation quelques mois après l'intervention.
En revanche il est déconseillé de débuter et de découvrir une activité sportive ; celle-ci doit être considérée comme dangereuse et doit être interdite au patient.
Certains sports restent dans tous les cas interdits ou fortement déconseillés pour les patients porteurs d'une prothèse ; comme les sports pivot-contact, sports collectifs (football, hand-ball), sports d'impulsion (volley-ball, sports acrobatiques).
En revanche les sports conseillés sont avant tout, ceux où l'activité physique est peu contraignante pour les articulations des membres inférieurs comme la natation, la marche, la randonnée, le cyclisme,la voile, le golf, etc....
Certains sports comme le tennis, le ski ou le golf ont été étudiés plus en détail dans la littérature internationale.
 

SPORTS ET PROTHESE TOTALE DE HANCHE

En 1999, MONT(10) a publié dans « Sports Medecine» une étude sur des patients pratiquant du tennis en club et porteurs d'une prothèse totale de hanche. Il a interrogé 58 patients joueurs de tennis âgés en moyenne de 70 ans (de 47 à 89 ans). Dix sept patients avaient eu une prothèse totale de hanche bilatérale soit 75 hanches opérées. Cet article est très intéressant puisque dans cette population, 14 patients avaient été opérés dans le but de continuer à jouer au tennis. La reprise de leur sport avait été effective environ 7 mois après l'intervention, de façon régulière 3 fois par semaine, et au même niveau de tennis. Le taux de survie de la prothèse était de 96 % à 8 ans de recul, alors que dans la population générale le taux de survie à 10 ans varie entre 95 et 98% de survie. SEYLER (13) était arrivé aux mêmes conclusions en 2006. Il n'a pas montré un taux d'échec ou de reprise plus important chez les joueurs de tennis par rapport à la population générale.
En 2000, GSCHWEND (5), dans une étude prospective sur 10 ans, a comparé 50 patients pratiquant du ski de piste et 50 patients sédentaires tous porteurs d'une prothèse totale de hanche à 5 et 10 ans de recul. Au dernier recul, il a montré une usure plus importante chez les skieurs, 2,1 mm d'usure par rapport à 1,5 mm d'usure mais sans reprise chirurgicale.
Un travail de DUBS(4) en 1985, avait montré que chez un patient sédentaire, l’usure du polyéthylène d’une prothèse de hanche est de 0.10 mm/an et alors qu’elle est de 0.39mm/an chez les patients actifs, au recul de 7 ans. Une étude podométrique a montré que l’usure du polyéthylène est corrélée au nombre de pas quotidiens et que 30 mm3 de polyéthylène sont usées par million de cycles de pas de marche, pour un sujet de 70kg.
Il semble donc qu’une activité physique intense augmente l’usure du polyéthylène , et diminue de ce fait la durée de vie de la prothèse. Néanmoins, la relation entre taux de révision des prothèses, âge et niveau d’activité physique donne, selon les travaux, des résultats discordants. Au delà de 10 ans, les risques de reprise prothétique semblent plus souvent liés à des phénomènes d’ostéolyse péri-articulaire, indépendante de contraintes mécaniques.
A titre indicatif, la durée de vie moyenne d'une prothèse totale de hanche dans la population générale est d'environ 94% de survie à 15 ans et 77% de survie à 25 ans, alors que dans la population des patients de moins de 50 ans, donc actifs, la survie est de 88% à 15 ans et 69% à 25 ans.

Les recommandations faites par les membres de la "HIP Society" en 1999 (14) sont résumées sur le tableau n°1. Les résultats de l’enquête réalisée auprès de 54 chirurgiens seniors permettent aujourd'hui de nous aider dans l'orientation de la pratique du sport de nos patients.
Les conclusions de cette étude montrent que les sports autorisés chez des patients porteurs d'une prothèse totale de hanche sont les sports à faible contrainte, sans pivot contact. Il faut proscrire l'apprentissage d'un nouveau sport mais on peut tolérer certains sports si la technique est antérieurement connue et maîtrisée. Enfin, il faut prévenir le patient des risques d'usure plus importante dans une activité sportive intense.
 

SPORTS ET PROTHESE TOTALE DE GENOU

Il s'agit d'une population de patients souvent plus âgés de 65 à 85 ans, plus fréquent chez la femme. Chez les patients plus jeunes et actifs, il existe des traitements chirurgicaux conservateurs comme l'ostéotomie tibiale de valgisation qui donne de bons résultats. La moyenne d'âge de ces patients est de 52 ans. Il ne s’agit donc pas de la même population.

En 2002, MONT (10) a étudié 33 joueurs de tennis âgés en moyenne de 64 ans, porteur d'une prothèse totale de genou (46 genoux). Leurs chirurgiens avaient autorisé une reprise du tennis en double dans 45% des cas et en simple dans 21% des cas. La reprise du tennis avait été possible environ 1 an après l'intervention, à une fréquence de 3 fois par semaine et au même niveau. A 7 ans de recul, il n'y a pas eu de reprises chirurgicales.
Le golf a été également étudié en 1996 par MALLON(8,9). Il a réalisé une enquête chez 83 golfeurs porteurs d'une prothèse totale de genou, 92% des ces patients ont repris le golf sans limitation. La reprise du golf a été possible 5 mois après l'intervention à une fréquence de 3,7 fois par semaine. Dans 84% des cas, les patients ne présentaient aucune gêne dans leur activité sportive.
Deux études plus récentes de BOCK(1), et de CHATTER (2), sur plus de 150 patients, ont montré une évolution progressive de l'activité sportive des patients vers des sports à moindre contrainte comme la marche, la natation ou le vélo.
Contrairement à la hanche il semble que les contraintes de pression soient plus importantes sur la prothèse du genou L'étude biomécanique de KUSTER(6) le montre. Il a évalué les forces et surfaces de contrainte d'une prothèse totale de genou durant 4 activités sportives: vélo, marche, randonnée en montagne et jogging. Il a comparé 3 types de prothèses totale de genou : prothèse à plateau standard, à plateau ultra-congruent et à plateau mobile. Les résultats sont résumés dans le tableau n° 2 et 3 .Ils montrent que le pic de contrainte varie en fonction de l'activité sportive mais également de l'angle flexion du genou. En effet à 50° de flexion du genou, cette force dans la pratique du jogging est 9 fois le poids du corps sur le compartiment fémoro-tibial. Il apparaît donc qu’il faut favoriser l'activité comme le vélo et la marche à pied et contre- indiquer le jogging, voir la randonnée en montagne.
 

CONCLUSION :

La reprise de l'activité physique et sportive après prothèses articulaires est une question souvent posée par le patient au chirurgien mais également au médecin du sport et au médecin traitant.
Cette revue de littérature doit permettre d'aider le praticien à conseiller son patient.
La pratique d'une activité physique étant souhaitable pour le système cardio-vasculaire et pour l'appareil locomoteur, il faut favoriser la reprise d'une activité sportive mais également en connaître les risques. Il faut privilégier les activités d'endurance, de loisirs, à faibles
contraintes : marche, natation, vélo, golf, etc...
Certains sports plus à risques peuvent être autorisés dans le cadre d’une maîtrise du geste technique et après avoir prévenu le patient des risques d'usure.
 

Références bibliographiques :

1. Bock P et al, Physical activity after total knee replacement ( orthop 2003)
2. Chatterji U. et al, Effect of total hip arthroplasty on recreational and sporting activity ( AnzJ
Surg 2004)
3. Diduch DR et al. Total knee replacement in young,active patients.Long term follow-up and functional outcome.J Bone Joint Surg Am 1997; 79 (4) : 575-82
4. Dubs L et al.Sports after total hip arthroplasty.Arch Orthop Trauma Surg 1983 ; 101 (3) : 161-9
5. Gschwend N. et al: Alpine and cross-country skiing after total hip replacement: 2 cohorts of 50 patients each, one active, the other inactive in skiing, followed for 5-10 years. Acta Orthop Scand. 2000
6. Kuster MS et al. Endurance sports after total knee replacement : a biomechanical investigation Med.Sci.Sports Exerc. 2000 ; 32 (4) : 721-4
7. Macnicol MF Exercise testing before and after hip arthroplasty JBJS 1980
8. Mallon WJ et al. Total hip arthroplasty in active golfers.J Arthroplasty 1992 ; 75 (Suppl) : 339-46
9. Mallon WJ et al. Total knee arthroplasty in active golfers.Clin Sports Med 1996 ; 15 (1) : 179-90
10. Mont MA et al. Tennis after total knee arthroplasty. Am J Sports Med 2002 ;30 (2) :163-6
11. Ries MD et al. Improvement in cardiovascular fitness after total knee arthroplasty.1996 J Bone Joint Surg;78A : 1696-701
12. Ries MD et al. Effect of total hip arthroplasty on cardiovascular fitness.J Arthroplasty 1997; 12 : 84-90
13. Seyler TM. Sports activity after total hip and knee arthroplasty: spécific recommendations concerning tennis Sport Med 2006
14. William L. et al, Athletic activity after joint replacement Am J Sports med 2001



 

Docteur Nicolas LEFEVRE, Docteur Serge HERMAN, Docteur Yoann BOHU. - 2 mars 2011.

Conflits d'intérêts : l'auteur ou les auteurs n'ont aucun conflits d'intérêts concernant les données diffusées dans cet article.

Actualités

A lire aussi ...

Les articles les plus lus

L'iroman manque de fer, les autres sportifs aussi !

Docteur Stéphane CASCUA.

Le fer est indispensable à votre santé et votre performance. Il constitue un élément central de l'hémoglobine. Cette dernière est contenue dans les globules rouges et lui donne sa couleur. C'est le fer qui capte l'oxygène lorsque le sang traverse les poumons. Il véhicule ce gaz précieux jusqu'aux muscles. Arrivé à destination, il largue sa cargaison qui permet alors la combustion des substances énergétiques et la contraction musculaire.

Quand vous courrez ou lorsque vous sautez, vos talons frappent le sol et le coussinet graisseux de votre plante du pied est écrasé. Il est traversé de nombreux vaisseaux sanguins. Les globules rouges présents éclatent et libèrent leurs hémoglobines. Le fer est libéré dans le sang et passe dans les urines.

Le muscle contient une sœur jumelle de l'hémoglobine, la myoglobine. Cette dernière, contient aussi beaucoup de fer qui fixe un peu d'oxygène. Cette petite réserve locale permet de débuter la contraction avant que les vaisseaux sanguins n'apportent le complément nécessaire. Quand vous ressentez des courbatures, vos membranes musculaires sont victimes de microdéchirures. La myoglobine et le fer quitte le muscle et gagne le sang. Le précieux métal est éliminé par voie urinaire.

Quand vous faites un effort, la majorité de flux sanguin s'oriente vers vos muscles. Il n'en reste que très peu pour le tube digestif et la paroi de la vessie. Ces organes souffrent du manque d'oxygénation et sont secoués à chaque foulée. De petites zones s'abîment et se mettent à saigner. Des globules rouges et du fer sont perdus dans les matières fécales et dans les urines.

Vous saisissez pourquoi les sportifs assidus manquent souvent de fer, surtout s'ils ne prennent pas soin de se concocter des « menus et recettes » adaptées. Les sportives sont encore plus concernées puisque à toutes ces pertes de fer s'ajoutent l'élimination massive de sang pendant les règles ! 

Voilà pourquoi, il est bon de réaliser occasionnellement une prise de sang pour évaluer le stock en fer de l'organisme. Ce prélèvement s'impose quand il s'agit de faire le point sur un état de fatigue. Il inutile de doser le fer circulant dans le sang car le corps parvient à le conserver dans les limites de la normale alors que les réserves sont au plus bas ! Il faut mesurer le taux de « ferritinémie » car cette structure constitue la forme de réserve du fer.

L'os se renforce ou fissure au contact du sport

Docteur Stéphane CASCUA.

Chaque mouvement sportif constitue une sollicitation pour la structure osseuse. A chaque réception de foulée, le tibia du coureur de fond subit des impacts vibratoires. En déroulant le pas, le randonneur tord légèrement les petits os de son pied. Même le body-builders, en contractant puissamment ses muscles, tire sur son tissu osseux.

Chacun de ces microtraumatismes lèse un peu l’os du sportif. Heureusement, au cours de la période de repos, l’os tente de se reconstruire. S’il dispose du temps nécessaire, si on lui apporte les aliments indispensables, il se répare ! Il se reconstitue même plus fort qu’auparavant comme s’il voulait se préparer à de nouvelles agressions mécaniques. Ce phénomène est appelé par les entraîneurs le cycle de décompensation / surcompensation . Ce processus a été décrit au sein de nombreux organes et fonctions physiologiques : les muscles, le stock en énergie, les hormones, etc. Il est un moteur essentiel de progression.

Ainsi, il a été démontré que le marathonien bien entraîné avait des os plus solides qu’un sédentaire. En effet, sa structure osseuse plus dense, plus riche en fibres et en calcium. De plus, l’architecture microscopique de son os est parfaitement orientée dans l’axe des contraintes mécaniques.

En effet, la structure chimique de l’os est comparable a du béton armé. Le réseau de protéine représente les tiges en acier. Le calcium est comparable au béton qui englue ces axes métalliques. Au niveau de la hanche et du bassin la direction de la trame osseuse est tout à fait caractéristique. Sur une radiographie, on constate que les fibres partent du fémur, l’os de la cuisse, basculent vers l’intérieur, entrent de col du fémur pour résister au poids du corps posé sur les hanches. Les lignes de force en provenance de la jambe droite et de la jambe gauche se rejoignent au milieu du bassin et se soutiennent mutuellement à la manière de la nef d’une église.

L’activité physique associée à une alimentation suffisamment riche en protéines, en vitamine D et en calcium est un formidable moteur de la construction osseuse. Ce cocktail se montre particulièrement utile aux périodes charnière de la vie. Pendant la croissance, Il est nécessaire de manger 4 à 5 produits laitiers chaque jour pour édifier un os solide. Il faut également bouger : il est indispensable de pratiquer un sport imposant de la course et des sauts au moins 3 fois par semaines pendant 30 minutes. En l’absence d’impact, les os durcissent moins. Il a été démontré qu’un jeune nageur de compétition avait une densité osseuse plus faible qu’un sédentaire car il était privé de la gravitation pendant ces longues heures d’entraînement en piscine. De plus, la densification osseuse s’arrête à 25 ans. A cet âge vous avez constitué votre capital osseux pour la vie entière !

A l’âge adulte, le sport renforce très difficilement le tissu osseux et la quantité de calcium nécessaire à l’entretien de l’os est encore débattu. En cas de fracture, le repos de la zone brisée est nécessaire quelques semaines pour permettre d’ « engluer » la zone brisée. Au-delà, des sollicitations mécaniques progressivement croissantes se révèlent indispensables pour « mécaniser » le cal osseux. Là encore, elles permettent d’orienter la trame de l’os dans l’axe des contraintes afin de le préparer à sa mission. Une augmentation de l’apport en calcium en période de consolidation est proposée par certains médecins sans que son intérêt n'ait été vraiment démontré.

Après la ménopause, la trame osseuse se dégrade peu à peu jusqu’à rendre l’os fragile : c’est l’ostéoporose. Mesdemoiselles, souvenez-vous, votre résistance à la fracture du col du fémur dépend de votre alimentation et de votre pratique sportive avant 25 ans ! Si l’activité physique après la ménopause ne permet plus de densifier les os, elle réduit la perte de tissu osseux. Alors, il est conseillé de marcher voir de sautiller ou de trottiner. Il est bon aussi de faire de la gym douce pour entretenir la résistance des os à la traction. Afin de profiter au mieux de cette stimulation, il est à nouveau nécessaire de prendre 4 à 5 produits laitiers quotidiennement. Il faut également sortir tous les jours pour profiter du soleil et faire de la vitamine D indispensable à l’absorption et à la fixation du calcium. Les sports de coordination douce comme le Thaï Chi ou les « ateliers équilibre » ont prouvé leur efficacité pour diminuer le risque de chute et de fracture.

Si l’activité sportive est excessive, les microfissures provoquées par les impacts sur les os ne parviennent pas à consolider au cours du repos. Au contraire, ces lésions s’aggravent à l’entraînement suivant. Finalement l’os de fend de part en part, il se casse sans aucun traumatisme violent. C’est la fracture de fatigue. Chez une femme ménopausée, il a été mis en évidence que 6 heures de sport en charge par semaine pouvaient suffire pour briser insidieusement les os. Chez l’adulte plus jeune, ce type de blessure est favorisé par les carences alimentaires et les dérèglements hormonaux. Le manque de calcium, de vitamine D et de protéines altère la reconstruction de l’os victime de microfissures à l’exercice. Une insuffisance en hormones sexuelles diminue la stimulation des usines chimiques microscopiques chargées d’assurer la synthèse du tissu osseux. Ces altérations fonctionnelles se rencontrent en cas d’épuisement profond de l’organisme. Ce genre de surmenage est plus souvent diagnostiqué chez les femmes car il provoque des irrégularités du cycle menstruel puis une disparition des règles. La victime se retrouve en état de « ménopause précoce ». Chez l’homme cette souffrance hormonale est plus insidieuse mais elle existe et ses conséquences sur la densité osseuse sont comparables. Le cocktail surmenage sportif, carences alimentaires et disparition des règles se retrouve classiquement chez la jeune femme anorexique. Face à une fracture de fatigue, le médecin du sport se doit de rester vigilant. Il ne doit pas se contenter de soigner un « os ». Il a pour obligation de prendre en charge un individu dans sa globalité, il a pour mission de rechercher un surentraînement ou des troubles du comportement.



Technique du ligament croisé

Par le docteur Nicolas Lefevre

+ de videos

Les dernières publications

Dossier : prothèse de genou

prothèse totale de genou

Dossier : ligaments du genou

Dossier : chirurgie ambulatoire du LCA

Dossier : ménisque

MENISQUE 3D FISSURE DECHIRURE MENISQUE CHIRURGIE DU SPORT

Dossier : Epaule du sportif

Dossier : prothèse de hanche

 

Dossier : rupture des ischio-jambiers

anatomie_ischio_jambier_rupture proximale docteur lefevre chirurgiedusport

Dossier : prothèse et sport

 

prothèse de hanche  et de genou   et sport  

 

Dossier : PRP

 

Chirurgiedusport - Qui sommes nous - Nous contacter - Mentions légales - Web design Digitaline - Développement EMC2 Studio - Clinique du Sport