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La reprise du sport après une rupture du tendon d'achille

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La rupture du tendon d’Achille, chez le sportif, est un événement assez rare qui survient généralement au cours de la 3e décennie chez le sportif et à la 4e chez le sédentaire. La rupture survient souvent lors d’un effort excentrique (Travail d'un muscle accompagné de son allongement au lieu du raccourcissement normal) comme un démarrage, une accélération ou une réception de saut.
Le risque de rupture d’un tendon est d’autant plus grand que le tissu tendineux est lésé et / ou que les contraintes sportives sont importantes. La rupture fait assez souvent suite à une intensification de l’activité physique ou à un changement d’entrainement

La rupture du tendon d’Achille est pris en charge soit orthopédiquement (platre en résine) soit chirurgicalement. Il n’y a aucune recommandation actuellement sur le traitement à proposer, et chaque cas sera à discuter avec le médecin et le chirurgien du sport.


La chirurgie peut être en fonction des cas et de l’habitude du chirurgien:
 

- Classique avec une ouverture de la peau et une réparation directe du tendon par suture bord à bord du tendon comme sur la photo ci-dessous.
 

technique chirurgicale de la réparation derupture du tendon achille suture chirurgicale classique chirurgiedusport.jpg

 

- Percutanée par mise en place du harpon, puis téléscopage des extrémités tendineuses et verrouillage de système par bouton
 

                                     

 

La rééducation, dont le but est la récupération d’une bonne mobilité articulaire et d’une bonne force musculaire du triceps sural, doit absolument tenir compte des indications du chirurgien se décompose en trois phases successives:

 

1 ere phase: période post-opératoire pendant laquelle a lieu la cicatrisation tendineuse. La cheville est immobilisée environ 6 semaines (parfois en équin pendant les trois premières semaines puis à angle droit). Les patients ne sont parfois pas immobilisés, notamment après suture percutanée, mais doivent marcher entre deux béquilles pendant la même période. Durant cette première phase, la rééducation reste très limitée et se contente de limiter l’amyotrophie du membre.

 

2 eme phase: récupération de la mobilité de la cheville et de la force musculaire du mollet de façon à récupérer une marche normale et à rendre possible la reprise d’une activité quotidienne et professionnelle. Ce travail doit être progressif et encadré par des professionnels expérimentés afin d’éviter de solliciter trop tôt et de façon trop importante le tendon.
Les béquilles sont abandonnées progressivement sur deux à trois semaines au début de cette phase. La reprise de la marche s’accompagne d’une boiterie plus ou moins douloureuse et pouvant nécessiter l’aide d’une canne ou d’une talonnette afin de soulager le tendon d’achille. A ce stade, le kiné pourra s’aider d’une rééducation en piscine puis sur vélo et tapis de marche en respectant la règle de non douleur.

3 eme phase: préparation à la reprise du sport qui doit être progressive et - au mieux - encadrée afin de ne pas outrepasser las capacités fonctionnelles du sportif.
Elle commencera, à 3 mois de l’opération, par la reprise d’un footing à petites foulées, dans l’axe et sans accélérations. Au cours du mois suivant seront introduits progressivement des déplacements latéraux et des changements de direction puis des accélérations et des sauts.

 

La principale complication du traitement des ruptures du tendon d’achille (chirurgie ou plâtre) est la rupture itérative du tendon. Il faut faire particulièrement attention pendant les premières semaines suivant l’ablation du plâtre. Lors de cette période, le cal tendineux reste très fragile et soumis à des tensions d’autant plus fortes qu’il existe une rétraction muscle-tendon du mollet fréquente à la sortie de l’immobilisation. Il faudra donc faire particulièrement attention tant que l’on n’aura pas récupéré une mobilité en flexion dorsale suffisante.
 

Docteur Charles AISENBERG. - 6 juillet 2011.

Conflits d'intérêts : l'auteur ou les auteurs n'ont aucun conflits d'intérêts concernant les données diffusées dans cet article.

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Le fer est indispensable à votre santé et votre performance. Il constitue un élément central de l'hémoglobine. Cette dernière est contenue dans les globules rouges et lui donne sa couleur. C'est le fer qui capte l'oxygène lorsque le sang traverse les poumons. Il véhicule ce gaz précieux jusqu'aux muscles. Arrivé à destination, il largue sa cargaison qui permet alors la combustion des substances énergétiques et la contraction musculaire.

Quand vous courrez ou lorsque vous sautez, vos talons frappent le sol et le coussinet graisseux de votre plante du pied est écrasé. Il est traversé de nombreux vaisseaux sanguins. Les globules rouges présents éclatent et libèrent leurs hémoglobines. Le fer est libéré dans le sang et passe dans les urines.

Le muscle contient une sœur jumelle de l'hémoglobine, la myoglobine. Cette dernière, contient aussi beaucoup de fer qui fixe un peu d'oxygène. Cette petite réserve locale permet de débuter la contraction avant que les vaisseaux sanguins n'apportent le complément nécessaire. Quand vous ressentez des courbatures, vos membranes musculaires sont victimes de microdéchirures. La myoglobine et le fer quitte le muscle et gagne le sang. Le précieux métal est éliminé par voie urinaire.

Quand vous faites un effort, la majorité de flux sanguin s'oriente vers vos muscles. Il n'en reste que très peu pour le tube digestif et la paroi de la vessie. Ces organes souffrent du manque d'oxygénation et sont secoués à chaque foulée. De petites zones s'abîment et se mettent à saigner. Des globules rouges et du fer sont perdus dans les matières fécales et dans les urines.

Vous saisissez pourquoi les sportifs assidus manquent souvent de fer, surtout s'ils ne prennent pas soin de se concocter des « menus et recettes » adaptées. Les sportives sont encore plus concernées puisque à toutes ces pertes de fer s'ajoutent l'élimination massive de sang pendant les règles ! 

Voilà pourquoi, il est bon de réaliser occasionnellement une prise de sang pour évaluer le stock en fer de l'organisme. Ce prélèvement s'impose quand il s'agit de faire le point sur un état de fatigue. Il inutile de doser le fer circulant dans le sang car le corps parvient à le conserver dans les limites de la normale alors que les réserves sont au plus bas ! Il faut mesurer le taux de « ferritinémie » car cette structure constitue la forme de réserve du fer.

L'os se renforce ou fissure au contact du sport

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Chaque mouvement sportif constitue une sollicitation pour la structure osseuse. A chaque réception de foulée, le tibia du coureur de fond subit des impacts vibratoires. En déroulant le pas, le randonneur tord légèrement les petits os de son pied. Même le body-builders, en contractant puissamment ses muscles, tire sur son tissu osseux.

Chacun de ces microtraumatismes lèse un peu l’os du sportif. Heureusement, au cours de la période de repos, l’os tente de se reconstruire. S’il dispose du temps nécessaire, si on lui apporte les aliments indispensables, il se répare ! Il se reconstitue même plus fort qu’auparavant comme s’il voulait se préparer à de nouvelles agressions mécaniques. Ce phénomène est appelé par les entraîneurs le cycle de décompensation / surcompensation . Ce processus a été décrit au sein de nombreux organes et fonctions physiologiques : les muscles, le stock en énergie, les hormones, etc. Il est un moteur essentiel de progression.

Ainsi, il a été démontré que le marathonien bien entraîné avait des os plus solides qu’un sédentaire. En effet, sa structure osseuse plus dense, plus riche en fibres et en calcium. De plus, l’architecture microscopique de son os est parfaitement orientée dans l’axe des contraintes mécaniques.

En effet, la structure chimique de l’os est comparable a du béton armé. Le réseau de protéine représente les tiges en acier. Le calcium est comparable au béton qui englue ces axes métalliques. Au niveau de la hanche et du bassin la direction de la trame osseuse est tout à fait caractéristique. Sur une radiographie, on constate que les fibres partent du fémur, l’os de la cuisse, basculent vers l’intérieur, entrent de col du fémur pour résister au poids du corps posé sur les hanches. Les lignes de force en provenance de la jambe droite et de la jambe gauche se rejoignent au milieu du bassin et se soutiennent mutuellement à la manière de la nef d’une église.

L’activité physique associée à une alimentation suffisamment riche en protéines, en vitamine D et en calcium est un formidable moteur de la construction osseuse. Ce cocktail se montre particulièrement utile aux périodes charnière de la vie. Pendant la croissance, Il est nécessaire de manger 4 à 5 produits laitiers chaque jour pour édifier un os solide. Il faut également bouger : il est indispensable de pratiquer un sport imposant de la course et des sauts au moins 3 fois par semaines pendant 30 minutes. En l’absence d’impact, les os durcissent moins. Il a été démontré qu’un jeune nageur de compétition avait une densité osseuse plus faible qu’un sédentaire car il était privé de la gravitation pendant ces longues heures d’entraînement en piscine. De plus, la densification osseuse s’arrête à 25 ans. A cet âge vous avez constitué votre capital osseux pour la vie entière !

A l’âge adulte, le sport renforce très difficilement le tissu osseux et la quantité de calcium nécessaire à l’entretien de l’os est encore débattu. En cas de fracture, le repos de la zone brisée est nécessaire quelques semaines pour permettre d’ « engluer » la zone brisée. Au-delà, des sollicitations mécaniques progressivement croissantes se révèlent indispensables pour « mécaniser » le cal osseux. Là encore, elles permettent d’orienter la trame de l’os dans l’axe des contraintes afin de le préparer à sa mission. Une augmentation de l’apport en calcium en période de consolidation est proposée par certains médecins sans que son intérêt n'ait été vraiment démontré.

Après la ménopause, la trame osseuse se dégrade peu à peu jusqu’à rendre l’os fragile : c’est l’ostéoporose. Mesdemoiselles, souvenez-vous, votre résistance à la fracture du col du fémur dépend de votre alimentation et de votre pratique sportive avant 25 ans ! Si l’activité physique après la ménopause ne permet plus de densifier les os, elle réduit la perte de tissu osseux. Alors, il est conseillé de marcher voir de sautiller ou de trottiner. Il est bon aussi de faire de la gym douce pour entretenir la résistance des os à la traction. Afin de profiter au mieux de cette stimulation, il est à nouveau nécessaire de prendre 4 à 5 produits laitiers quotidiennement. Il faut également sortir tous les jours pour profiter du soleil et faire de la vitamine D indispensable à l’absorption et à la fixation du calcium. Les sports de coordination douce comme le Thaï Chi ou les « ateliers équilibre » ont prouvé leur efficacité pour diminuer le risque de chute et de fracture.

Si l’activité sportive est excessive, les microfissures provoquées par les impacts sur les os ne parviennent pas à consolider au cours du repos. Au contraire, ces lésions s’aggravent à l’entraînement suivant. Finalement l’os de fend de part en part, il se casse sans aucun traumatisme violent. C’est la fracture de fatigue. Chez une femme ménopausée, il a été mis en évidence que 6 heures de sport en charge par semaine pouvaient suffire pour briser insidieusement les os. Chez l’adulte plus jeune, ce type de blessure est favorisé par les carences alimentaires et les dérèglements hormonaux. Le manque de calcium, de vitamine D et de protéines altère la reconstruction de l’os victime de microfissures à l’exercice. Une insuffisance en hormones sexuelles diminue la stimulation des usines chimiques microscopiques chargées d’assurer la synthèse du tissu osseux. Ces altérations fonctionnelles se rencontrent en cas d’épuisement profond de l’organisme. Ce genre de surmenage est plus souvent diagnostiqué chez les femmes car il provoque des irrégularités du cycle menstruel puis une disparition des règles. La victime se retrouve en état de « ménopause précoce ». Chez l’homme cette souffrance hormonale est plus insidieuse mais elle existe et ses conséquences sur la densité osseuse sont comparables. Le cocktail surmenage sportif, carences alimentaires et disparition des règles se retrouve classiquement chez la jeune femme anorexique. Face à une fracture de fatigue, le médecin du sport se doit de rester vigilant. Il ne doit pas se contenter de soigner un « os ». Il a pour obligation de prendre en charge un individu dans sa globalité, il a pour mission de rechercher un surentraînement ou des troubles du comportement.



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